Le scandale du Médiator n’est
pas, loin s’en faut, le premier ayant ébranlé l’industrie pharmaceutique et
tous les braves gens soucieux, en haut lieu, de notre bonne santé !
Cette industrie, c’est
certain, n’a pas bonne presse ! Après les efforts consentis par la
recherche privée et les quelques découvertes importantes des années 60/70,
rappelons-nous tout de même les raisons de cette impopularité croissante :
-
nous avons tous
été choqués lorsque nous avons appris que les laboratoires, au niveau mondial,
avaient l’intention de poursuivre en justice le gouvernement d’ Afrique du sud
qui souhaitait fabriquer et importer des génériques pour soigner les malades
atteints du SIDA…
-
Cette industrie
est l'activité économique la plus rentable du monde ! Taux de profit moyen : 19%... Mieux que les
banques (16%) !!! Les coûts de recherche de nouveaux médicaments sont
extrêmement élevés, mais les coûts de fabrication sont très faibles: un médicament vendu 30 euros ne coûte pas
plus de 2 euros à fabriquer. Depuis 1975 le rythme des inventions diminue
alors que les profits n’ont jamais été aussi importants.
-
Le scandale du Mediator a mis en évidence les liens
odieux entre les laboratoires et les agences publiques du médicament. Les
suspicions de financement du FN et de l’ UMP par Servier expliquent-elles les
silences complices ?
-
A l’occasion de
l’épisode H1N1, les labos ont amassé, sans aucun risque financier, des profits
considérables, en poussant les États à croire à une énorme pandémie et surtout
à vider leurs caisses pour commander des millions de doses de vaccin inutiles.
En France, la bonne Madame Bachelot (quelle est sa profession d’origine, quels
sont ses liens avec les labos ?) a commandé 94 millions de doses pour
finalement vacciner
5 millions de
personnes !
Les méthodes des
laboratoires, qui comptent davantage de « commerciaux » (pudiquement
nommés « visiteurs médicaux » ou « délégués médicaux ») que
de chercheurs sont limpides : il s’agit de RENTABILISER, après
maints regroupements, fusions, absorptions, de servir à court terme les
actionnaires le mieux et le plus rapidement possible ! Cela est bien
entendu incompatible avec la recherche du meilleur résultat pour le
malade !
Aussi se développent un
lobbying forcené auprès des médecins et des politiques, des informations
scientifiques tronquées, approximatives, voire fausses, qui conduisent certes à
des profits énormes pour l’industrie pharmaceutique mais surtout à de terribles
scandales médicaux. La liste est longue de ces scandales :
- le traitement
oestro-progestatif de la ménopause Il a rapporté très gros aux
laboratoires, et a entraîné une épidémie de cancers du sein…
- l'hormone de
croissance … Il était clair que son utilisation était hautement
dangereuse. On savait que son utilisation entraînait des cancers chez l'adulte
jeune. Une épidémie de cancers s'est ainsi déclarée chez des footballeurs
italiens qui l'ont utilisée. De nombreuses voix s'étaient élevées pour
l'empêcher, mais les gros sous et la notoriété étaient au rendez-vous, pour le
plus grand malheur de trop nombreux enfants et de leur famille.
- le scandale du sang contaminé Le principal coupable a été vite
blanchi et même réintégré à l'Ordre des médecins.
On nous a refait le coup, avec le vaccin contre l'hépatite B, avec celui
contre
« le cancer de l'utérus », avec le H1N1 ….
Vous l’avez bien
compris : c’est encore une fois le fric, encore le fric, toujours le fric
qui guide la démarche de ceux qui sont sensés nous soigner !!!
EXISTE-T-IL
des SOLUTIONS ?
Réfléchissons !
Un médicament doit être
prescrit en connaissance de cause par un médecin. Cela
implique qu' une
information rigoureuse objective et honnête soit dispensée aux médecins.
Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui : on leur vend un médicament sur des bases purement commerciales.
Il faut interdire la publicité pour les médicaments, aucun
médicament remboursé par la sécurité sociale ne doit être promu
commercialement.
Il faut mettre fin aux manoeuvres des
laboratoires. Payer des « chercheurs » qui soient en même temps
dépendants des labos, membres de commissions officielles d’autorisation de mise
sur le marché ou d’instances de contrôle doit être rigoureusement interdit.
Il
est urgent de séparer les fonctions d’expert, de chercheur et de fabricant. Il faut aujourd’hui, remettre en cause la puissance
de l’expert, qui est à la fois conseiller des pouvoirs publics, des ministres,
inventeur, promoteur d’une technique, d’un médicament, etc… et à la solde de
l’industrie pharmaceutique.
Il faut rendre à la Sécu ses lettres de
noblesse ! C’est un
dispositif égalitaire, qui a pour ambition d’assurer la dispense de soins en
fonction des besoins de chacun, en non en fonction des ressources. Elle a été
mise en place en 1946, par le ministre communiste Ambroise Croizat. Depuis des
décennies, elle administre un système privé de diffusion de médicaments et sa
prise en charge par la collectivité. C’est une grave contradiction. La
démocratie dans son mode de fonctionnement a disparu depuis des lustres : plus
d’élection des dirigeants par les assurés
sociaux. Elle s’est mise à la solde des lobbies médicaux et industriels. Elle a
remboursé, sans broncher, par exemple ces campagnes de vaccination contre
l’hépatite B., elle ne réclame pas aux laboratoires qui s’enrichissent avec des
médicaments mis en cause après plusieurs années d’utilisation des compensations
financières, etc.
Il faut
nationaliser les opérateurs de santé publique
Il est urgent, pour notre santé, comme cela a
été proposé dès 1946, de nationaliser l’industrie pharmaceutique et de rendre à
la sécurité sociale sa vocation de principal opérateur. Ceci en la mettant à
l’abri des lobbies de toute sorte. Elle doit s’appuyer sur les experts de haut
niveau et indépendants, pour fixer sa politique. Les usagers, les assurés doivent
retrouver toute leur place. S’ils préfèrent les médecines douces, il n’y a
aucune raison pour que les spécialistes à la solde de l’industrie les en
dissuadent. Elle doit devenir un des piliers d’une véritable politique de
prévention et de santé publique.
QU’ EN PENSEZ VOUS ?